S’expatrier c’est aussi gérer sa solitude et ses coups de blues, mais comment y faire face?

Pour ceux qui ne me connaissent pas, vous savez que je suis une personne qui a besoin d’avoir ses amis et sa famille près de soi. J’ai besoin de partager, d’échanger, rigoler, m’évader, sortir de mon quotidien, faire la folle, aller boire des verres et discuter pendant des heures avec mes copines. Je ne suis pas une solitaire, c’est certain. La solitude, bien qu’elle soit nécessaire par moment, peut aussi m’angoisser.

Et pourtant en choisissant de partir m’expatrier, je savais que tout mon quotidien allait être bouleversé et que j’allais devoir repartir de zéro. Tout recommencer et être confrontée à cette solitude qui me faisait peur.

J’ai essayé de m’y préparer le mieux possible en faisant le plein de sorties parisiennes entre amis, d’arpenter Paris afin de me nourrir le plus possible de jolies images, d’aller voir mes parents en Alsace et y passer du bon temps, de faire jouer mon fils avec ses copains. Je savais que j’aurais moins de nouvelles de mon entourage et que je partagerais moins de moments avec eux, je savais que la frustration allait m’envahir par moment, tous ces éléments je les avaient bien en tête et je me pensais prête à les affronter.

J’ai effectivement mon mari et mon fils à mes cotés et heureusement. Ils sont ma base et mon socle de vie aujourd’hui et me suffisent (la plupart du temps ;-)).

J’apprends à être seule, à explorer seule. J’apprends à mieux me connaître et savoir ce qui me fait plaisir. J’écoute mes envies au gré du temps et j’agis en fonction. L’idée est de profiter de chaque instant et de savourer la vie comme elle vient avec mes doutes et mes angoisses.

Mais quand le coup de blues et le manque de sociabilisation vous envahissent, sur le moment ils sont difficiles à gérer. Alors effectivement comment y faire face afin d’aller de l’avant et de repartir de plus belle?

Parler

Quoi de plus naturel quand on a le blues et le mal du pays que d’appeler un(e) ami(e) un(e) confident(e), celle avec qui nous sentons que nous sommes la plus proche à ce moment précis des choses. L’idée n’est pas d’alerter tout son entourage et de faire paniquer tes proches car il n y a pas mort d’hommes non plus. Mais juste de pourvoir échanger quelques phrases avec une personne qui saura vous rassurer et trouver les bons mots.

Une (ou des) personne qui saura vous faire sentir que même si vous êtes loin , tout le monde est proche de vous, que justement vous n’êtes pas seule. Que la distance n’empêche pas les gens de vous aimer et de penser à vous.

Même si au fond de moi je le sais, une petite piqûre de rappel fait du bien au moral et permet d’avancer.

Partager

J’ai besoin d’échanger et de partager, c’est un fait. Mais il ya 6 h de décalage horaire et souvent l’envie de parler me prend quand tout le monde est dans les bras de morphée.

Alors, je me suis dit que la meilleure façon de rester connectée avec les miens et de faire des rencontres, c’était de créer mon blog et de partager mes photos sur instagram. Pourquoi? Afin de favoriser les échanges, de créer du lien avec d’autres personnes qui vivent et ressentent la même chose que moi.Et d’ailleurs ça fonctionne plutôt bien j’ai déjà fait de jolis rencontres 😉

Nous sommes dans le monde du 2.0 n’est ce pas;-) donc merci de me suivre les amis !

Vos petits messages sont mes anti-dépresseurs!

Evacuer

Tout le monde vous diras que rien de tel que le sport pour évacuer un mauvais sentiment, une mauvaise énergie. Il permet de se vider la tête, de ne pas penser et laisser la frustration s’évaporer doucement dans l’air . Je ne suis pas une grande sportive, alors je fais comment? Je me loue un Citybike ( velib) et je vais faire un tour de vélo et me promener dans un des mes endroits fétiches comme wynwood, ou bien je me pause à South point et j’essaye de respirer et de voir le verre à moitié plein, ou encore je vais faire du shopping bah oui c’est aussi du sport aussi, non?

smadjita-dos-beach

Accepter et lâcher prise

On pleure un bon coup (au point de ne plus avoir de larmes ), on respire, on lâche tout, ça fait du bien ! Mais surtout, comme m’a conseillée une amie qui m’est chère, il faut réussir a accepter ce sentiment et ce « coup de mou ». Lui dire : « merci d’être venu me mettre une petite claque, mais que maintenant tu peux repartir, c’est bon j’ai compris ». Quand on accepte les choses, on arrive à les surmonter plus vite. C’est d’ailleurs en acceptant mes angoisses que j’ai reussi à aller de l’avant.

Donc je vais prendre un bon jus de fruit frais, smoothie ou açai Bowl ( ma nouvelle passion) avec une petite gourmandises toute seule dans un super coffee shop je kiffe le moment présent et voilà je ne suis plus seule.😉

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On est sur le bon chemin! Everything gonna be ok?

Sourire et positiver

Une fois ses différentes étapes franchies, on retrouve le sourire et mon dieux que cela fait du bien! On positive, la vie va reprendre son chemin et on retrouve la foi et l’envie. L’envie d’aller à la rencontre des gens, de ce qui nous entoure car finalement tout ca n’est que passager. Et puis au final, j’ai quand même de la chance de vivre cette experience, non?

La solitude est parfois pesante, elle peut nous rendre triste et aigrie mais elle est nécessaire. Elle nous permet de nous recentrer sur l’essentiel, sur ce que l’on veut et d’avancer sur le bon chemin.

J’ai finalement décidé d’en faire mon alliée, un pote, plutôt que mon ennemie. Et puis au fur et à mesure j’apprecie de plus en plus ces moments là, comme quoi les choses evoluent!

Solitude, veux-tu être mon pote de temps en temps? On peut même aller boire une binouze si tu veux?

Blague à part, au final on est jamais vraiment seul,non?

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Et vous quels sont vos conseils et secrets pour aborder un coup de blues?

Publié par

Mummy Parisienne et fashion expatriée récemment à Miami. Gourmande, bonne vivante et spontannée, j’adore découvrir et partager des bons plans. Ma devise " Souris à la vie, elle te le rendra". La quête du bonheur ne vous tombe pas du ciel, elle se cultive !

4 thoughts on “S’expatrier c’est aussi gérer sa solitude et ses coups de blues, mais comment y faire face?

  1. Ma chére, je te comprends avec tout mon coeur. Expat depuis 20 ans, la peur et la solitude je connais…et sont devenues mes atouts. Je suis fiere de toi, fiere de nous, que reussissons a faire avec. C’est une force de pouvoir faire ca, et c’est un atout de mieux se connaitre..que finalement est inevitable en attraversant tout ca. « To be comfortable with your own company » c’est génial! Et tu n’est pas seule. L’amour de tes proches est toujours la. Donc la solitude ne gagne jamais.
    Je t’adore. You go girl!!!!!!!!!!! 🙂 gros bisou

    Aimé par 1 personne

    1. ohhhhhh ma petite maya!!!! merci bcp pour ton message!! tu es adorable et ca me touche énormément!! et tu as raison au final c’est un brai introspection que cette vie d’expatrié et j’apprends tous les jours à mieux me connaitre! c’est une experience trés riche.et oui au final on est jamais vraiment seule! uniquement si on le veut …
      Merci pour tout! love you! kisses

      J'aime

  2. Voilà, Tout est bien dit Steph.

    « S’ils ne sont pas fuis, Les moments de solitude nous mettent face à soit même  » … 🤔🤔🤔

    Alors, soit on les subit mais ça fait PAS avancer les choses … ou alors on finit par les apprivoiser !
    C’est le voyage  » intérieur », BONNE route !
    It’s gonna be fine.

    Aimé par 1 personne

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