Mum life : et si parfois la parentalité n’était pas que du bonheur

Martin vient d’avoir 1 an et j’ai eu envie d’aborder un sujet un peu délicat et qui pourrait peut être dérangé certaines personnes mais dont j’ai à cœur de parler.

Être maman et avoir des enfants c’est l’aventure d’une vie on est d’accord !

C’est un vrai accomplissement, un don de soi et un voyage sans retour. Un devoir qui nous permet de repousser nos limites et de mieux nous connaître en tant que femme!

Mais soyons sincères, ce n’est pas toujours tout rose !

Etre maman, c’est le métier le plus difficile au monde et il peut facilement nous faire perdre la raison, même parfois nous amener à la « déprime ».

D’ailleurs c’est ce qu’on appelle de nos jours, la « déprime post partum » ou encore le « burn-out parental »! Je sais que beaucoup de femmes sont concernées mais n’osent pas en parler car c’est un sujet tabou.

Alors, non ce n’est pas un phénomène de mode, et ce n’est pas le nom d’un nouveau film, croyez moi ça existe vraiment! Quand ça vous arrive c’est assez difficile à comprendre et encore plus à accepter. D’ailleurs beaucoup de personnes ne comprendront sûrement pas et trouveront sûrement ça déraisonné.

J’ai ainsi eu envie de vous partager mon expérience personnelle, qui est la mienne , qui m’appartient mais qui pourra peut être faire écho à d’autres mamans ( ou pas ).

Je vous demande juste de ne pas juger et de rester dans la bienveillance car croyez-moi ce n’est pas évident d’en parler.

En tout cas, j’ai essayé d’être le plus sincère possible. Et n’oublions pas que chaque histoire est différente et chacun la vie à sa façon.

Briser le tabou de cette parentalité qui doit être la clé du bonheur absolu et dont on ne peut pas se plaindre. Je sais bien que c’est une chance mais la société et les réseaux sociaux nous renvoient des images un peu trop parfaites.

Celle d’une maman qui doit être belle, fun, vivante, bonne cuisinière, pédagogue, qui apprends l’éducation positive à ses chérubins mais aussi cette femme active, qui réussit sa carrière et à être une épouse hors norme.

Vous voyez bien de quoi je parle ???

Ca file franchement des complexes et nous colle une sacrée pression, non?
Mais est-ce qu’on a besoin de ça en plus? Notre charge mentale n’est t-elle pas suffisante? On veut bien être des « wonder woman » mais on reste humaine quand même.

D’ailleurs, on se met tellement la pression pour se rapprocher de cette « perfection de famille idéale et maman parfaite » que parfois on en oublie ses propres valeurs, son existence et qu’on en perd peu à peu notre « estime de soi ».

Les revers de la vie 2.0 me dira t-on!

Vous me direz certainement qu’en regardant mes photos c’est peut-être ce que je peux avoir envie de renvoyer comme image. Bien évidemment 😉

C’est assez rassurant de montrer la photo d une « famille pseudo parfaite sous les cocotiers »;-) .

Pour ma part, cela m’a et me permets de relativiser et de voir le bon côté des choses. Pour certains les réseaux sociaux peuvent aggraver  les choses, moi j’ai vu le bon côté et ça a été comme une sorte de thérapie car beaucoup de bienveillance en ressort.

Et puis c’est quand même plus cool que des photos d’une fille qui pleure ☺️

Mais en vrai??? Vous savez dans la « vraie vie » ? Celle hors réseau, celle derrière les photos. Est-ce qu’au final je ne vis pas dans un petit bordel dans lequel je me cache?

Attention, je n’écris pas cet article pour me déculpabiliser de vivre la vie que j’ai aujourd’hui ! J’écris car c’est aussi plus facile pour moi d’expliquer les choses qui ne transparaissent pas au travers d’une photo et dont personne ne soupçonne et qui peut toucher tout le monde à un moment donné de sa vie.

Effectivement , globalement si on regarde le tableau, j’ai toujours la banane et mes enfants aussi! J’ai la chance de voyager souvent et de voir grandir mes enfants, d’avoir un mari aimant et qui nous permets de vivre cette belle histoire. C’est clair, aucune ombre au tableau à priori.

Et merci la vie !

Mais alors quoi?

Le jour où l’on devient maman tout change en nous.

Comme je vous le disais dans mon article sur l’expatriation, l’arrivée de mon deuxième enfant a été un tsunami émotionnel. Je n’ai pas du tout géré les choses de la même manière que pour le premier.

Pourtant j’étais assez confiante dans mon rôle de maman puisque pour Valentin tout a été assez facile. J’ai été complètement épanouie, Valentin était un « bébé anti-depresseur » et j’ai très vite retrouvé un équilibre à tous les niveaux. Je me disais d’ailleurs que c’était assez simple finalement d’être maman 🙂

J’ai d’ailleurs toujours clamé haut et fort qu’avoir un enfant n’avait jamais rien changé à notre rythme de vie bien au contraire. Oui j’etais agaçante 😉

Et j’ai pu dire que devenir maman m’a rendu vraiment heureuse. Il m’était donc difficile d’imaginer le contraire et pourtant.

Chaque grossesse est différente, que vous ayez 1, 2 3 enfants, c’est une aventure incroyable certes mais il y a toujours l’envers du décor qu’il ne faut pas sous estimer.

Cette fois, le contexte était un peu différent. Je suis tombée enceinte très vite (voir trop vite et c’est une chance) et je ne m’y attendais pas. La où pour Valentin, nous avons mis près d’un an pour l’avoir, à faire des tests et cie.

Au fond de moi, je n’étais pas prête à bouleverser mon équilibre de vie à 3 à ce moment là. Etre enceinte n’était pas planifier dans mon agenda. Enfin pas tout de suite!  Biensur c’était un souhait que nous avions en venant ici mais j’avais encore besoin de temps.

Surtout que pour moi la grossesse ce n’est pas une partie de plaisir en toute franchise;-) et ça aussi encore une fois c’est très personnel! Entre nous, c’est un peu « boring » quand même de ne pas pouvoir manger tout ce qu’on veut et de se voir grossir à vue d’oeil, de se sentir comme possédée hahaha mais chut hein, c’est mal vu de dire ça 😉 et c’est un tout autre sujet !

Pour la petite histoire, j’ai eu une césarienne programmée. Ici le fait d’avoir déjà eu une césarienne pour un premier enfant, ils ne prennent pas de risque et rebelotte. Quelle angoisse! Je l’avais tellement mal vécu la première fois, il fallait que je revive ce moment et en plus à l’étranger. J’ai essayé de m’y préparer le mieux possible mais rien à faire ça m’angoissait.

Puis le 5 Avril 2018 , Martin est arrivé, il semblait si paisible et il était si beau. Un visage parfait ! Cela ne pouvait être que du bonheur!

Une « recovery » difficile

Mais les suites de couches, on était un « cauchemar » et je pense que cela ne m’a pas aidé dans cette nouvelle vie de Maman de 2 enfants. Par chance mes parents étaient présents et mon dieux quelle chance car cela aurait pu être bien pire.

Pendant la césarienne,  j’ai eu un petit problème et à la suite j’ai fait une pielonophryte ( infection des reins ) bref les soins ici n’ont pas été très bien gérés. Mon gynéco pensait même que j’avais la grippe et il n’arrivait pas à faire le bon diagnostic. No comment !

Bref, heureusement que j’ai un gynéco compétent en France qui a tout de suite réagit et m’a dit quoi faire.

C’est à ce moment là que ma colère a commencé à naître, j’étais affaiblie et je ne pouvais m’occuper de mes enfants. J’étais frustrée. Mes parents ont géré les enfants d’une main de maître pendant que mon mari s’occupait de moi. Et puis Martin, n’arrivait pas prendre ses biberons, il perdait du poids. Il a pourtant fait ses nuits assez rapidement(2,5 mois) ca aurait pu être bien pire me dirz-vous!

Les jours passaient, je voulais très vite retrouver la forme, j’avais besoin de retrouver mon poids rapidement, j’ai repris le sport. J’ai voulu reprendre ma vie d’avant mais Martin en avait décidé autrement visiblement.Il voulait toute mon attention, la où je n’avais pas la force. Et puis il a été malade quasiment 3 mois non stop. Les nuits ont été écourtées et la fatigue s’est fait sentir. A ce moment, j’ai complètement perdu pied et le navire a chaviré. Toute la confiance que j’avais en moi, s’est ébranlée.

Se sentir coupable

Pendant des mois il m’a été difficile de sourire à la vie, je n’avais plus le goût de voir les gens, je me suis sentie nulle à tous les niveaux, dépassée par tout, la moindre chose me semblait insurmontable là où avant cela me semblait naturel et facile.

Mais surtout je n’arrivais pas à créer de lien avec mon enfant ni a l’aimer autant que mon premier. Est-ce que j’allais faire une préférence entre les deux? Mais comment est-ce possible?

Je suis passée par des phases horribles, à penser des choses que je ne devrais pas penser en tant que maman.  Je voyais mon bébé comme une contrainte, qui venait bouleverser un équilibre qui me comblait et que je ne voulais pas accepter. Je n’arrivais pas à lui donner la place qu’il méritait dû à des angoisses familiales qui ont refait surface. Comment je pouvais penser ça de mon enfant, lui qui n’a rien demandé à personne. Et pourtant j’avais cette chance d’en avoir! J’ai ainsi reporté tout l’amour que j’avais sur Valentin car je culpabilisais aussi de ne plus être assez présente pour lui.

J’ai beaucoup beaucoup culpabilisé et je culpabilise encore en écrivant ses mots qui me font monter les larmes!

Je me disais pourquoi tout le monde arrive à gérer 2 enfants et pas moi? Comment font-elles? Finalement, je ne suis pas faite pour être maman !

Je n’arrivais plus à donner, je me suis sentie comme vidée de toute mon énergie, et plus les jours passaient plus je m’enfoncais la tête dans l’eau. Tous mes principes d’éducation volaient en l’air.

Mais ça personne ne le voyait et personne ne le comprenait. Mais à ce moment là, je n’étais pas heureuse alors que sur le papier tout était parfait !

Je regardais nos photos pour me rassurer et croire à ce bonheur d’avoir une famille heureuse. J’ai voulu continuer à vivre comme en étant 3 mais non ce n’était pas possible…je refusais de me dire que je ne pouvais plus avoir la même vie qu’avant et ça a été sûrement mon erreur. J’ai voulu aller trop vite et j’ai foncé dans le mur ! un vrai bélier 😉 sauf que cette fois j’ai mis du temps à me relever.

Je ne comprenais pas pourquoi tout avait été si simple avec Valentin et que tout me semblait si compliqué avec Martin. Pourquoi?
Avec un seul enfant, vous pouvez encore penser à vous et avoir du temps pour votre bien-être personnel lorsqu’il fait la sieste.

Mais avec 2, autant vous dire que c’est fini. Vous n’avez plus de répit pour vous. C’est une course effrénée et un tunnel dont on ne voit le bout lorsqu’enfin les 2 sont enfin couchés. Et que vous revez juste d’une chose vous posez devant un bon film dans votre lit mais sauf que vous ne voyez jamais la fin car a peine couchée et vous sombrez deja dans les bras de morphé.

J’étais à un point où j’appréhendais les réveils car c’était le début d’une journée sans fin et les week-end n’en parlons pas!

Je faisais sombrer tout le monde dans mon spleen. Martin était stressé et pas rassuré, pleurait et râlait beaucoup aussi, Valentin avait peur de l’abandon, il me disait d’arrêter de crier et Philippe se sentait impuissant par rapport à la situation. Vous vous doutez bien que le couple en prends un coup dans cette histoire aussi !

La fatigue aidant, je n’avais plus de recul sur les choses, sur ma vie et mes envies.

Mais une chose était sûre c’est que je n’avais pas le droit d’infliger mon mal être à mes enfants et à mon mari car ils n’ont rien demandé. Car j’ai surtout la chance d’avoir des enfants en bonne santé et plein de vie et vous me direz c’est l’essentiel !

Mais je me sentais seule et j’ai perdu toute estime de moi!

Et même si mon mari était là, son aide n’était pas suffisante. Mes parents n’étaient plus là pour m’aider, je n’avais pas de relais, ni nounou, ni de soupape de sécurité. Je me sentais juste seule avec mes enfants. Et j’avais juste besoin, à ce moment d’être loin de tout ce « joli bordel » qui me rendait folle et de me reconnecter à mes envies.

J’étais en colère contre moi de penser tout ça, en colère contre mon mari d’avoir voulu un deuxième enfant et de me laisser gérer les choses, contre toutes les personnes qui ne me comprenaient pas.

J’ai beaucoup pleuré, beaucoup crié et j’ai beaucoup essayé d’expliquer mon mal être à mes proches. Et je me sentais jugé et il m’est arrivé de leur en vouloir de ne pas me comprendre. Mais je crois qu’on ne peut comprendre qu’en vivant la situation.

J’ai souvent entendu des personnes me dire  » Et encore tu ne travailles pas alors imagine » ou « tu as ton mari à la maison, estimes toi heureuse » ! Mais mon mari travaille je vous rappelle 😉

Alors, oui moi je ne travaille pas mais m’occuper de mes enfants à plein temps, j’ai très vite compris que ça n’était pas fait pour moi et que ce n’était pas la vie que je voulais.  C’est un choix de vie que je respecte énormément et j’admire d’ailleurs toutes ses mamans qui le font mais ce n’était pas le mien. Je suis sûrement un peu trop égoïste au final, mais attention les mauvaises langues! Cela ne m’empêche pas d’aimer mes enfants et de vouloir le meilleur pour eux ! Il faut privilégier la qualité à la quantité. Encore une fois, pas de jugements !

Alors, je n’avais encore moins le droit de me plaindre car finalement y a toujours pire que soit !C’est vrai, je suis d’accord !

Tout le monde me disait de reprendre une activité, d’aller travailler, pour me changer les idées… mais j’en étais incapable. J’avais une boule au ventre rien que d’y penser.

Et puis, n’oubliez pas, je ne suis pas en France, ce n’est pas ma langue et ce n’est pas si simple que ça 😉

J’étais usée et fatiguée par ma vie de maman. Et  vous savez très bien, que quand on est plus ou moins en train de sombrer, il est difficile d’aller se confronter à la réalité. Si, vous avez déjà fait une « déprime » vous devez le savoir.

Travailler, ok ! Et l’air de rien élever des enfants c’est du travail mais ça aussi c’est tabou! Et si c’est pour faire un truc qui me déplaît et me redonne encore moins d’estime, non. Surtout que j’ai la chance d’avoir le choix.

J’ai eu le sentiment de subir une situation qui me convenait pas et dans laquelle je ne m’épanouissait pas. Forcément je l’ai très mal vécue.

Tout ça, ce sont des mots durs à dire, à lire et à entendre je vous l’accorde, mais c’est ce que j’ai ressenti à ce moment là.

Encore une fois, la carte postale est peut-être belle à regarder, mais derrière les soleils et les sourires parfois se cachent parfois pleins de choses dont personne ne soupçonnent

Puis le jour ou j’ai compris que j’avais besoin d’aide, j’ai repris ma vie en main.

Je n’ai jamais eu de soucis avec le fait d‘aller voir une thérapeute au contraire je pense même que tout le monde devrait en voir une 🙂 et ce n’est pas une honte je l’assume plutôt bien car j’en connais les bienfaits! Et puis , on est toutes un peu névrosées, non?

Mais comment trouver une bonne « psy » à Miami? Parler de ses soucis en anglais me semblait impossible et le peu de psy français sur Miami, je n’avais pas confiance et les prix étaient exorbitants.

Sur les conseils d’une amie, j’ai ainsi appelé ma thérapeute en France, qui a accepté de me faire des séances a distance via Facetime. Ca a été comme une délivrance et un vrai soulagement de savoir qu’elle allait m’écouter et m’aider à sortir la tête de l’eau. J’avais besoin d’une oreille et d’un moment à moi, où personne ne me jugeait et qui connaissait déjà mon histoire. J’ai ainsi pu vidé mon sac et dire ce que j’avais sur le cœur. Le verdict est tombé j’étais en burn out parental ! Il m’a fallu l’accepter et je crois que le savoir m’a finalement soulagé!

Nous sommes rentrés en France pour les fêtes de fin d’année, Martin avait 8 mois. Ma vraie chance, c’est que je suis plutôt bien entourée. J’ai pu compter sur l’aide de mes parents, de mes amies et de mon ancienne nounou. Une femme exceptionnelle qui considère mes enfants comme les siens et qui les a pris sous son aile pour que je puisse souffler et apaiser mon esprit sans culpabilité. Elle a compris que j’avais besoin de faire le break avec mes enfants et plus particulièrement avec Martin. Et comme j’ai toute confiance en elle, je me suis sentie rassurée et soulagée.

On a pu partir au ski juste avec Valentin et passer des moments avec lui et j’ai pu partir avec une amie quelques jours à Marrakech pour me vider la tête et me faire du bien sans culpabiliser!

Le fait de « couper le cordon’ quelques jours avec Martin était nécessaire pour mon bien être car finalement sa place dans mon cœur il l’avait mais j’avais besoin de recul. Tout ça a été un sacré bon remède, comme une pilule magique.

Je suis rentrée reposée, requinquée et heureuse d’être avec mes hommes. Prête à affronter ma vie de maman et de femme comme une vrai battante.

C’est à ce moment là, que j’ai pris la décision d’entreprendre un bilan de compétences, de reprendre mes cours d’anglais tout en continuant ma thérapie, de reprendre mon blog et de partager mon expérience. Tout un ensemble qui me permet encore aujourd’hui de me recentrer sur ce que je veux vraiment et qui m’aide à trouver mon chemin. Du moins,  je suis en train d’y travailler.

Aujourd’hui, les choses se remettent doucement dans l’ordre. Martin vient d’avoir 1 an, il grandit, se sent rassuré et a enfin trouvé sa place. Et surtout il a une maman plus apaisée et ressent moins mon stress, tout comme Valentin. Le lien est là et il est Fort! Différent du premier bien évidemment mais aussi fort et remplis de cet amour inconditionnel qui ne s’explique pas. Et surtout maintenant, je prends du plaisir avec mes deux enfants et ma famille ( même si je finis les week-ends sur les rotules  😉 et que mon répit est moindre).

Je reprends petit à petit confiance en moi même si ça prend du temps.J’ai accepté de me dire que ça ne sert à rien de chercher la perfection. Et j’ai compris que j’avais besoin de temps pour moi pour avoir un bon équilibre.

J’aime le fait d‘être imparfaite et j’aime la maman que je suis avec mes forces, mes doutes et mes faiblesses et mon grain de folie. C’est moi après tout !

Montrer ses faiblesses à son enfant, c’est aussi lui montrer que l’on n’est pas parfait, mais qu’on peut vivre avec ses faiblesses.

L’important, c’est de les connaître, les accepter, et de chercher à les améliorer petit à petit.

On m’a souvent dit que je me mettais trop de pression a vouloir « toujours plus » et c’est vrai, je ne me contente jamais de ce que j’ai ça en devient agaçant d’ailleurs. Donc la prochaine étape sera d’apprendre à lâcher prise, un exercice périlleux mais qui semble efficace.

La vie est belle et je m’efforce de donner le meilleur de moi-même à mes enfants, à mon mari et a ma famille, même si c’est loin d’être parfait et surtout je continue de sourire à la vie.

Ma famille c’est tout ce qui compte à mes yeux. C’est ma base pour avancer dans la vie. Chacun apporte sa pierre à l’édifice dans ce « joyeux bordel » qu’on construit et que je chéri tant. Moi qui pensais que je n’avais plus rien à apprendre en tant que Maman et que les choses allait tout simplement se répéter et bien non et c’est loin d’être finit 😉

Alors surtout, si vous vous sentez mal à un moment donné, parlez, ne restez pas seule à broyer du noir et faites vous aider c’est peut être la solution et il n’y a pas de honte. Et surtout, entourez-vous de gens bienveillants c’est le meilleur des remèdes. Ne vous parasitez pas avec des gens négatif et surtout écoutez vous!

J’ai envie de dire Merci mes enfants, Merci Valentin de m’avoir fait découvrir les joies d’être maman  et d’être ce petit garçon plein de vie avec un smile toujours greffé, merci Martin d’être toi avec ta fragilité et ton insécurité qui me permets de repousser mes limites, de m’avoir fait découvrir une autre facette de moi et d’avoir ce caractère qui semble me ressembler, Merci à mon mari de m’apporter son soutien et de me tirer vers le haut et de m’aimer toujours autant ( enfin j’espère), Merci mes parents pour tout l’amour que vous m’avez donné encore aujourd’hui et vos valeurs que j’essaie de transmettre du mieux que je peux, Merci à mes amis d’avoir été là et de l’être toujours, à mon petit sushine,  à instagram et cette communauté qui me suit dans mes aventures avec tant de bienveillance. Sans vous rien ne serait pareil.

Vous m’avez tous aidé à votre façon, de loin ou de près, par des mots, des attentions, des gestes qui m’ont fait du bien.

Ce sont tous ces moments de fragilité et d’incertitudes qui finalement nous rendent plus forts et plus heureux.

Etre parents c’est un sacré challenge, un métier qui s’apprend sur le tas, chacun fait du mieux qu’il peut en fonction de sa personnalité et de ses moyens. Que ce soit votre premier, deuxième enfant ou des jumeaux, ça change une vie et ça nous change en tant que personne. On le vit toutes d’une manière qui nous appartient en fonction de notre histoire avec des hauts et des bas. Alors oui, c’est un immense bonheur mais pas que…

Alors bien évidemment que ça nous rend heureux et quel bonheur de voir grandir et s’épanouir nos enfants sous nos yeux. On vit des moments uniques et c’est une vraie chance!

Et n’oublions pas que pour être une « bonne maman » : c’est en prenant d’abord soin de nous, que l’on pourra prendre soin de nos enfants. et surtout gardez en tête que ce n’est pas toujours rose d’avoir des enfants et qu’on a le droit de le dire !

Et finalement on sait bien que Les SUPER HEROS ça n’existe pas hein! Tout comme les mamans parfaites ;-), personne n’a de pouvoirs magiques!

Quand je relirais cet article plus tard, cela ne sera que de lointains souvenirs et j’aurais sûrement oublié ces sentiments que j’ai eu mais qui m’ont construites et qui font partie de mon histoire et c’est parfois bon de se les rappeler pour voir notre chemin parcourus 😉

J’ai longtemps hésité à publier cet article qui est très personnel par peur des critiques et des jugements, je l’ai relu et relu moultes fois mais après tout c’est mon histoire et j’avais envie de la partager.

J’espère ne pas vous avoir « choqué » et ne pas avoir fait peur à des futures mamans car encore une fois chaque histoire est différente.

Et vous les mamans? Ca vous est déjà arrivé de perdre pied ? Comment avez-vous fait pour remonter la pente?

 

 

 

 

 

Publié par

Mummy Parisienne et fashion expatriée récemment à Miami. Gourmande, bonne vivante et spontannée, j’adore découvrir et partager des bons plans. Ma devise " Souris à la vie, elle te le rendra". La quête du bonheur ne vous tombe pas du ciel, elle se cultive !

6 commentaires sur « Mum life : et si parfois la parentalité n’était pas que du bonheur »

  1. Très joli texte …il me parle tellement…c’est un sujet tellement tabou, tu n’as pas le droit de trouver difficile d’avoir un enfant (il y a 13 ans le terme de burn out n’existait pas encore…), je suis heureuse de savoir que tu vas mieux. Avec le temps ça s’arrange…bien que l’adolescence demande de nouveau certaines adaptations…

  2. Bonjour Stéphanie,
    si tu savais comme ton article peut me « parler » …
    mes enfants ont pourtant bientôt 27 et 29 ans … et autant ça avait été presque simple et surtout « enchanteur » avec ma fille, autant ce fut compliqué avec mon fils qui en plus a régurgité presque tout et se réveillait quasiment toutes les deux heures jours et nuits pendant plus de 6 mois … j’avais en plus perdu mon travail après 9 ans de « bons et loyaux services » car j’avais été « prévenue » : 8 jours pour accoucher et reprendre c’est largement suffisant sinon hein … mais il y a 27 ans tu n’avais pas le droit de parler de harcèlement, de burn out, de pression … encore moins quand dans ta propre famille il y a des gens « parfaits » , des mères « parfaites » … mais qui bien entendu t’en balancent plein le dos sans t’aider …
    je me suis retrouvée à 100% à la maison avec ce bébé qui pleurait, me stressait, me renvoyait vers 1001 angoisses, ma fille pas bien du coup non plus alors qu’elle n’était pas scolarisée … heureusement j’ai retrouvé un boulot, super intéressant, mais en plus à temps partiel et partagé entre 2/3 employeurs ! du coup j’ai eu le sentiment d’être « bonne » et utile dans mon travail, mais celui ci ne m’accaparait qu’une partie de mon temps et me permettait aussi d’être là, à la sortie de l’école pour ma fille enfin scolarisée ou à la maison mais que quelques jours pour le petit … et retrouver le sourire 🙂
    Non être parents ce n’est pas que du rêve … et je te souhaite que les épisodes qui vont suivre soient les plus paisibles et heureux possibles mais tu sais « la vie n’est jamais un long fleuve tranquille » … en tout cas bravo pour tous tes partages sur les réseaux, des cabanes colorées que j’aime tant de Miami South Beach à tous tes voyages même intérieurs 🙂 peace and love et longue route à toi et ta famille 🙂

    1. Un grand merci pour ton message !!! Comme tu dis la vie n’est pas un long fleur tranquille et effectivement dire haut et fort qu’être parent c’est dur et que ça peut emmener à la déprime c’est encore taboo et pourtant je pense que si on en parlait plus ça aiderait certainement à déculpabiliser ! En tt cas merci à toi encore pour tes mots bienveillants 💙💙💙

  3. Bel article qui je pense sera nécessaire pour beaucoup de mamans. Ce n’est pas tous les jours faciles, comme nous le laisse croire la société. Tu sais que j’ai vécu quelque chose de semblable, et cela fait du bien de savoir qu’on est pas seule !

  4. Ton article me parle beaucoup. J’ai pété un câble en début d’année. Je n’arrivais plus à assumer mon quotidien, mes responsabilités…l’image exacte qui me vient en tête, c’est moi en train de me noyer. Je l’ai très mal vécu aussi, car un boulot en CDI, 2 beaux enfants en bonne santé, une maison, une belle famille, un homme présent et aimant, une vie sociale ….bref j’avais le sentiment de n’avoir pas le droit de me plaindre…
    Du coup, j’ai enchaîné les pb de santé…mon docteur m’a dit très sérieusement de prendre soin de moi. Elle avait détecté mon épuisement.
    J’ai fais des séances de shia-tsu qui m’ont aidé à prendre du recul.J’ai enfin pris le temps de créer mon blog, et même si je ne l’alimente pas autant que je le souhaite, ça prend forme et c’était mon but. D’autres petites actions m’ont aidé à remonter à la surface et j’espère sincèrement ne pas revivre cette période car tout le monde en souffre et franchement j’ai cru que je m’en sortirai pas aussi bien….

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