Paroles d’expat’s : Pourquoi s’expatrier en « 13 reasons why »

L’expatriation, un vaste sujet qui titille bon nombre de personnes au cours de leur vie. Qui n’a pas eu un jour dans sa vie l’envie de tout plaquer pour partir vivre à l’étranger ?

Mais pourquoi s’expatrier?

Changer de vie, partir vivre une autre expérience,  il y a de multiples raisons qui poussent une personne, un couple ou une famille à “partir” et quitter son pays.

S’expatrier selon la définition, c’est l’action de quitter son propre pays pour un autre.

Aujourd’hui, à force de vivre dans une société du « #toujoursplus », et dans un monde 2.0, de plus en plus de personnes ne se retrouvent plus dans leur vie, et veulent du changement.

L’expatriation est ainsi souvent une « solution » et une voie d’issue à ce potentiel “changement de vie”. Mais pourquoi ? Qu’est-ce-qui nous motive vraiment ? Pourquoi franchir le cap ?

Après avoir échangé avec de nombreux « expats » des 4 coins du monde, il s’avère que les raisons de chacun sont toutes différentes et varient en fonction de la “tranche de vie”.

En effet, les motivations et aspirations ne sont pas forcément les mêmes mais l’envie reste en revanche commune :

Celle de vivre une expérience unique et différente

Ainsi, j’ai voulu vous montrer au travers de différents “témoignages de vie” d’expatriés, les raisons qui ont poussées ces personnes à franchir le cap de “partir” , ce que ça peut apporter dans une vie et surtout vous montrer encore une fois que tout est possible !

1 – Une opportunité professionnelle 

Le marché du travail en France est compliqué depuis des années ! À force de mettre les gens dans des cases, on créé de la frustration et du désarroi pour beaucoup. Travaillant en RH depuis des années, j’étais plutôt bien placée pour le savoir et les mentalités sont difficiles à changer. You know what I mean !

« En tant que jeunes en France, nous ne voyions pas d’avenir glorieux dans notre branche de métier, l’hôtellerie et restauration. Du coup, on est partis pour une opportunité professionnelle. Mon mari a trouvé un super job et moi j’ai suivi. Je n’ai finalement pas pu trouver de boulot mais ça ne m’a pas dérangée. J’ai fait tellement de trucs fous en 4 ans, sans avoir eu besoin de travailler que j’estime avoir eu de la chance de transformer mon expatriation en vacances à l’année ! »
Nadiejda de @nadiejdalexploratrice : 4,5 ans en Asie (Taïwan, Corée du Sud et Bali).

La stigmatisation pousse les français à prendre d’autres directions par manque de choix. L’expatriation est devenu un moyen très efficace et plus accessible qu’auparavant pour réussir à se différencier dans un marché du travail de plus en plus saturé. Ainsi, que vous soyez jeune diplômé(e) ayant soif d’aventure, ou conjoint(e) qui suit sa moitié pour une mobilité, ou même entrepreneur, les raisons de s’expatrier sont aussi variées que les projets.

« J’étais venue pour un stage de fin d’études de 6 mois et je ne suis jamais partie. J’ai toujours su que je voulais vivre et travailler à l’étranger. Ce sentiment de liberté et d’indépendance que l’on a en vivant à l’étranger ».
Marie-Sophie de @marie_sophieps : 5 ans au Canada à Montréal.

En effet, s’expatrier peut permettre d’accéder à des responsabilités plus importantes qu’en France. En ce sens, c’est souvent un véritable tremplin pour une carrière.

« J’ai déménagé en Belgique pour suivre mon mari qui a eu une opportunité professionnelle, mais cela m’a aussi permis d’évoluer dans mon boulot. »
Solène de @my_little_road :2 ans en Belgique.

De plus, certains pays offrent davantage de chances de faire leurs preuves à des personnes ayant des parcours atypiques, ou tout simplement trop jeunes pour accéder à des postes à responsabilité par manque d’expérience.

Et il est vrai qu’aujourd’hui, mentionner une expérience professionnelle à l’étranger sur son CV est un vrai plus aux yeux des recruteurs.

« Dans les volontés il y a pour nous une meilleure situation économique, une vision d’avenir que nous n’avions pas/plus en France, une culture où le travail paie, où on te donne une chance peu importe d’où tu viens, où les cases sont moins existantes. Ce n’est pas ce que nous avons forcément trouvé au Québec mais c’est ce que nous sommes venus chercher ».
@Agencehappymumandbaby

Attention toutefois, “l’expatriation fuite” est souvent source d’échec. Alors réfléchissez tout de même aux conséquences car tout le monde n’est peut-être pas fait pour ce type d’expérience. Construisez-vous un véritable projet et faites en sorte de quitter la France en ayant déjà des contacts.

Mais n’oubliez pas que chaque histoire est différente et qu’elle vous appartient.

2 – Par amour

Il y a ceux aussi qui ont eu le »Big Crush » !

Toi qui a rencontré « l’âme sœur » durant un voyage de tourisme ou d’études ou encore toi qui as vécu une relation à distance qui s’avère bien souvent « compliquée », c’est ce qui souvent t’as poussé à franchir le cap ! L’Amour !

« J’ai quitté la France pour rejoindre mon amoureux en Italie. J’y suis restée 10 ans. Nous partons bientôt vivre à Barcelone pour une opportunité professionnelle mais cette fois, c’est une vraie aventure pour moi car je suivrai mon mari. »
Sandrine de @sandrine_def. 10 ans en Italie puis 4 ans en Suisse.

Et oui, une rencontre peut parfois décider de à tout changer !

« Tout a commencé par un semestre d’échange dans le cadre de mon Master. Puis, j’ai rencontré un Mexicain avec qui j’ai décidé de faire ma vie. Nous nous sommes mariés et il apparaissait plus simple pour moi de m’établir avec lui au Mexique ».
Hélène de @afrenchinmexico : 3 ans à Monterrey au Mexique.

C’est ainsi que de nombreuses personnes se retrouvent « expats » et ont tout plaqué au nom de l’Amour pour prendre un tout nouveau départ à l’étranger.

« J’ai épousé un américain que j’ai rencontré en Allemagne lors d’un stage de pâtisserie. Il a ensuite tout quitté et m’a rejoint en France, où nous avons vécu plusieurs années. Nous nous sommes mariés à Houston, aux USA, d’où il est originaire. Le chef de mon mari a décidé de quitter la France pour ouvrir un restaurant français aux USA et nous l’avons suivi.»
Myrtille de @blueberry_in_america : 2,5 ans en Oklahoma, aux USA.

L’amour donne de toute  évidence des ailes a certaines personnes. C’est aussi le cas de Kitty,« Il y a 3 ans j’ai sauté le pas de tout quitter par amour et rejoindre mon chéri anglais qui vit en Irlande. À ce moment où je prends la décision, mon anglais est celui que j’ai appris au lycée (c’est à dire proche de zéro si on enlève l’option gros mots), je ne sais pas si je peux travailler là bas en tant qu’infirmière, mais je fonce, l’Amour m’appelle! Et me voilà débarquée en Irlande depuis 3 ans, je bosse à plein temps au bloc opératoire, je comprends pas encore tout à 100% mais je m’améliore! J’ai apprivoisé mon nouveau pays, ma nouvelle langue et culture et ai adopté la vie Dublinoise : j’adore! Même si évidemment tout n’a pas été rose !
Kitty, @nimoot expat à Dublin

Aujourd’hui dans la majorité des cas, chez les couples qui décident de s’expatrier, c’est souvent la femme qui suit son mari, et non l’inverse. Une écrasante majorité qui s’explique avant tout par des raisons économiques. Et pourtant, l’inverse se produit plus qu’on ne le pense.

« Nous sommes partis aux USA pour une opportunité professionnelle. Mon mari étant le conjoint suiveur, il a dû quitter un très bon poste en Belgique pour me suivre, sans garantie de retrouver quelque chose d’équivalent aux USA. Au final, il a renoué avec le haut niveau dans la voile et bosse dans ce domaine maintenant ».
Océane de @happyfamilyencalifornie : 3,5 ans à Orange County, aux USA.

Gardez toutefois en tête que votre situation est loin d’être celle d’un « conjoint suiveur ». Si vous possédez déjà un certain nombre d’années d’expérience dans un domaine en particulier, vous ne voudrez probablement pas vous arrêter en si bon chemin. En revanche, quelles sont vos chances de réussir à l’étranger ? Il serait judicieux de prendre le temps de réfléchir à vos projets à long terme, particulièrement en termes de carrière.

« Nous nous sommes expatriés aux USA car mon mari a eu de nouveaux challenges à l’étranger. Je l’ai suivi ! Mais je suis heureuse de ce choix, car même si pour le moment je ne travaille pas, je suis heureuse de découvrir le Canada et une nouvelle culture. »
Marielle de @b_family_in_canada : 1 an au Canada, 3 ans à Sydney.

L’expatriation serait aussi le meilleur moyen de se réinventer professionnellement.

3 – Se réinventer professionnellement

Redistribuer les cartes et oser !

Vous avez osé partir alors pourquoi pas continuer sur la même lancée.

 « S’expatrier pour moi a été synonyme de nouvelle découverte, un nouveau départ, en quelques sortes ! ».
Elodie de @elodielepape : 5 ans au Canada, à Montréal.

Avoir un job salarié est loin d’être la seule alternative pour gagner sa vie à l’étranger. On n’y pense pas toujours, mais il est possible de monter son propre business ailleurs et de s’épanouir dans un costume tout neuf : celui de chef d’entreprise.

Partir est souvent le signe d’un tempérament entreprenant. Cela révèle que vous êtes prêt à bouger quand il le faut, et que le changement ne vous fait pas peur. So let’s go baby!

Cela peut être, en effet, le parfait timing pour trouver un nouveau projet qui donnerait encore plus de sens à votre expatriation. Certaines personnes auront ainsi davantage cette capacité à se créer leur univers et à être au clair sur ce qu’elles doivent faire pour se sentir bien.

Tout comme Cegolène « L’expatriation a été une révélation pour moi. Depuis notre départ de France, j’ai étudié la médecine chinoise, l’aromathérapie, j’organise des cours de cuisine et j’envisage de passer mon diplôme de prof de yoga. Tout cela n’aurait pas été possible si j’étais restée tranquillement à Paris dans mon poste de juriste.  Mais surtout j’’ai monté ma marque d’accessoires  pour bébés qui évolue avec l’âge de mon fils et mes « nouvelles prises de conscience. Je travaille aujourd’hui pour moi, ce sont mes challenges, mes défis, mes responsabilités ! » Cégolène @cego.chou: 1 an et demi à New York aux USA, 2 ans à Hong Kong.

C’est sûrement l’occasion de vivre cette expatriation comme une aventure palpitante qui fera de vous un chef d’entreprise, et qui pourrait bien se transformer en success-story 😉

« A 32 ans, j’ai changé de carrière et maintenant je m’éclate comme un fou ».
@mjrgla, 5ans à LA.

4 – Changer de vie et avoir une meilleure qualité de vie

Métro, boulot, dodo ! Personnellement, j’avais le sentiment désagréable de ne plus avoir le temps de m’épanouir. Je m’essoufflais à courir tout le temps et sans pour autant être satisfaite. Je commençais à tourner en rond dans notre « petit appartement » avec vue sur le mur gris d’un autre immeuble si tu vois ce que je veux dire 😉 Sans oublier cette agressivité à laquelle je me retrouvais confrontée en sortant de chez moi. Ça devenait un peu angoissant.

Ainsi, peut-être vous faut-il simplement partir vivre dans une autre région mais il se peut aussi que ce soit à l’étranger que vous trouviez votre bonheur. Ca c’est à vous de voir 😉

Tout comme Marie qui a eu besoin de « Vivre dans un environnement différent de celui dans lequel nous avons grandi, pour s’enrichir et se challenger. (…) Nous avons aussi quitté la France pour son ambiance que l’on trouvait assez pesante. »
 @Frenchexpatmichigan : 1 an dans le Michigan aux USA, a vécu 8 ans à l’étranger (Polynésie, Antilles, NZ, Australie et Espagne).

Mais c’est aussi avoir la possibilité de se réaliser socialement dans un pays qui ne nous le permet pas. Comme pour Martin « Mon mari et moi avons un projet de parentalité. Pour les couples de même sexe, c’est très dur en France, voire impossible, alors qu’à Los Angeles, c’est complètement ordinaire. En 2014 (l’anneede notre départ), nous en avions ras-le-bol du climat homophobe quotidienne à Paris. »
@mjrgla : 5 ans à Los Angeles aux USA.

On arrive aussi à ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure et se libérer des clichés avec lesquels on vit dans notre pays. C’est libérateur et grisant.

« En tant que maman au foyer, j’avais un peu peur de ne pas réussir à rencontrer des gens et à me sentir exclue, mais ça a été tout le contraire. J’ai rencontré de très belles personnes et ici, personne ne te juge si tu es maman à temps plein, pas comme en France. Personne ne va te demander « et alors, tu ne reprends pas le boulot ? »
Myrtille de blueberry_in_america : 2,5 ans en Oklahoma, aux USA.

5 – Sortir de sa zone de confort, se challenger

L’expatriation c’est accepter de sortir de sa zone de confort, de perdre ses repères, et faire l’effort continuellement de s’adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle culture.

« Nous aimons tous les deux les challenges et nous avons chacun le nôtre dans cette expatriation. Lui, son boulot et pour moi, trouver ma place en tant que mère au foyer dans un nouveau pays » @b_family_in_canada

L’expatriation c’est aller vers de nouveaux horizons, rompre avec ses habitudes de vie, ses manières de fonctionner. Évidemment, la zone de confort est bien utile pour la vie de tous les jours, car elle rassure!

C’est un exercice qui demande beaucoup d’énergie et un gros travail sur soi-même et surtout qui prend du temps. Tout ne se fait pas en un claquement de doigts sinon tout le monde le ferait 😉
« S’expatrier, c’est un énorme challenge. Pour le vivre au mieux, il est important de s’y préparer et de bien s’informer. On quitte sa zone de confort et surtout, on apprend beaucoup sur soi-même, et sur qui on peut vraiment compter. »
Myrtille de @blueberry_in_america : 2,5 ans en Oklahoma, aux USA.

Mais ce qu’on n’imagine pas, c’est que s’expatrier demande de sortir de sa zone de confort, mais puissance 1000 ! S’installer dans un nouveau pays, d’autant plus quand on change de continent, signifie que tout est à réapprendre ! Car qui dit nouveau pays dit généralement nouveau système politique, nouvelles lois, nouveau système économique, nouvelle(s) culture(s), autres mentalités, nouvelle gastronomie et façon de cuisiner, nouveau système scolaire, nouveau code de la route, nouvel emploi voire nouveau domaine… Psychologiquement c’est parfois éprouvant.

« Pour moi s’expatrier c’est pour l’ouverture d’esprit et d’horizons, des rencontres uniques. C’est un projet qui m’a enrichie bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer à mon départ aussi bien d’un point de vue éducatif et que professionnel »
Laura @frenchmomsf, 10 ans à SF, Californie

Mais au final que c’est grisant !

6 – Apprendre une nouvelle langue

Les Français sont très mauvais en langues étrangères, ce n’est un secret pour personne. Moi la première!

D’ailleurs vous mettez quel niveau d’anglais sur votre CV ?  “anglais courant”? Bon comme on a tous un côté un peu marseillais je suis sûre qu’en vérité vous avez beaucoup de difficultés à avoir une conversation construite dans la langue de Shakespeare. Sauf quand vous avez bu trop de rosé 😉

Même parler de la pluie et du beau temps peut s’avérer pour certains laborieux, avouez-le? Moi j’étais tellement nulle en anglais (merci l’éducation nationale) que cela me portait même préjudice dans mon évolution de carrière.

« Grâce à l’expatriation j’ai eu la chance d’apprendre l’anglais depuis le plus jeune âge, j’ai également pu transmettre cette langue à ma fille aînée qui est née aux US, elle est ravie et enjouée de connaître et d’apprendre deux langues. C’est un vrai atout pour sa vie personnelle, quand elle voyage, ou qu’elle discute avec des anglophones, et ça le sera tout autant pour sa vie professionnelle plus tard. Avec l’anglais on peut aller presque partout, c’est tellement pratique!”Marine @marine_expatforlife, expat à Philadelphie.

Rien de mieux finalement pour s’améliorer que de partir dans le pays en question (à condition de ne pas rester entre Français !).

« S’expatrier est pour moi le meilleur moyen pour apprendre une langue étrangère. J’ai toujours eu de bonnes notes en Anglais à l’école, mais à mon arrivée en Angleterre, je n’arrivais pas à aligner deux phrases d’affiler ! C’était perturbant.  S’intégrer avec les locaux et se forcer à parler qu’anglais m’a permis de m’améliorer considérablement et c’est un avantage énorme que j’ai maintenant. »
Aurélie de @aurelierelon : 5 ans et demi en Angleterre et 1 an aux USA.

7 – Se confronter à une nouvelle culture

À trop être enfermés dans votre univers, vous ne voyez que des personnes qui portent le même regard que vous sur le monde. Et puis c’est vrai le « français est un peu rabat-joie » non? On râle, on se plaint beaucoup, on juge de tout rythme de vie, façon d’appréhender les différentes situations, rapport aux autres…C’est ce qui fait notre particularité.

Bref, partir à l’étranger vous ouvrira de nouveaux horizons et modifiera votre approche des choses et des autres 😉

Car partir, c’est aussi faire des rencontres. L’occasion d’échanger, d’apprendre de l’autre, de s’enrichir.
« Nous voulions découvrir une nouvelle façon de vivre».
Marielle de @b_family_in_canada : 1 an au Canada, 3 ans à Sydney.

D’autant qu’aujourd’hui, les nouvelles technologies permettent de conserver très facilement ces liens que vous aurez noués et ce, même si vous rentrez en France ou partez pour un autre pays. Merci les réseaux sociaux !

« S’expatrier pour l’apprentissage de la vie. J’aime apprendre tous les jours un petit peu, une nouvelle langue et aussi découvrir une nouvelle culture. Cela m’a aussi permis de me rendre compte du racisme existant en Europe. »
@seethesoul.b : 1 an en Nouvelle-Zélande, a vécu en Espagne, en Angleterre et en Irlande. 

8 – Renforcer son couple et sa famille

Un couple qui survit à l’expatriation est prêt à tout affronter dans la vie ! Ce n’est pas la une généralité, loin de là, mais quand cela arrive, c’est beau ! La force d’un couple est d’avoir une personne sur qui s’appuyer quand le moral est en berne.

« L’expatriation ce n’est pas un long fleuve tranquille, il y a beaucoup de vagues, de remises en questions. Je me suis vraiment rendue compte que ça a renforcé notre couple de vivre ensemble ces « épreuves » ». @cego.chou

Il est vrai qu’en expatriation vous allez affronter ensemble le choc culturel, ainsi que toute une série d’autres chocs d’ailleurs. Alors oui, cela va supposer des adaptations réciproques et vous affronterez en parallèle la prise de marque dans un nouveau pays. Derrière les jolies photos de cette nouvelle vie que l’on aime partager, s’expatrier c’est aussi du stress, de la fatigue et beaucoup de doutes.

Mais le secret c’est d’avancer en mode «team ».  Je pense qu’il faut voir son couple comme une équipe, où on est parfois une femme, une amie, une coach mais surtout la fondation d’une équipe qui avance soudée.

« Mon mari et moi voulions voir autre chose, une autre culture, une autre manière de faire les choses, car en France, on sentait qu’il nous manquait quelque chose. On est parti sans rien, sans boulot, sans connaissance sur place, et on n’avait jamais mis les pieds au Canada. Le but a toujours été de s’y installer. Pour nous, c’est important que les motivations pour s’expatrier doivent être claires dans la tête de chacun avant de partir. »
Marine de @thehandbagdiary : 6 ans au Canada à Montréal.

Si l’expatriation est un projet de couple, il ne faut pas oublier de définir son projet personnel pour profiter pleinement de cette expérience.

9 – Prendre du recul et relativiser

Métro, boulot, dodo ! La routine comme on dit!

On a beau tous déclarer vouloir la fuir, celle-ci apporte tout de même un certain confort dont il est parfois difficile de se séparer. Plus vous attendrez pour « bousculer » votre vie, plus il sera complexe de le faire.

Quitter son univers est toujours dur, mais lorsque l’on parvient à s’en détacher ne serait-ce qu’une fois, on apprend à prendre du recul.

« S’expatrier aide à relativiser sur pas mal de choses : la France et ses droits que je considère désormais comme des privilèges ! Découvrir le monde et lever le nez pour ne plus regarder son nombril mais plutôt ouvrir les yeux en grand« .
Océane de @happyfamilyencalifornie : 3,5 ans à Orange County, aux USA.

Quel que soit le temps que vous resterez à l’étranger, et que cette expérience se révèle véritablement réussie ou non, vous pourrez au moins vous dire : I DIT IT !

Tout comme Laura de @frenchmomsf , 10 ans à San Francisco, aux USA.
« Pour moi, s’expatrier c’est pour l’ouverture d’esprit et d’horizons, des rencontres uniques. C’est un projet qui m’a enrichie au niveau professionnel, personnel et éducatif, bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer à mon départ. »

Mais aussi pour se rendre compte que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs mais verte différemment ;-). Cela permet aussi de se rendre compte de ce qu’on et de ce qu’on n’a pas.

« Au fil des années, je me suis rendue compte de la chance que l’on a en France d’avoir la sécurité sociale et d’être bien pris en charge. C’est un vrai luxe ! En France, il y a beaucoup de taxes et les salaires sont moins importants qu’aux USA par exemple, mais on a un bon système de santé, les écoles sont gratuites (ou presque), il y a le chômage, les aides, et nous cotisons pour la retraite !
Aurélie de @aurelierelon : 5 ans et demi en Angleterre et 1 an aux USA.

Cela vous permettra peut-être de réaliser que le système de santé si coûteux que vous connaissiez n’est finalement pas une si mauvaise chose, ou que le si tristement réputé RER D parisien est finalement bien pratique !

« Les français sont très chanceux et n’ont pas conscience malheureusement de ce qu’ils ont. En quittant la France, ils se rendraient peut-être compte et apprécieraient encore plus ce que le pays a à leur offrir »
@marie_sophieps

Aucune société n’est parfaite. À vous de prendre le meilleur et d’accepter le reste.

« L’expatriation m’a permis de prendre du recul et de relativiser sur notre vie en France ! ».
Eugénie de @eugenie_tllt : 6 mois au Cameroun, 1 an au Gabon et 6 mois au Vénézuela.

Au risque de décevoir certain(e)s d’entre vous, l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs. L’herbe est juste différente. Et oui, tout n’ira pas mieux parce que vous êtes loin !

10 -Apprendre à mieux se connaître

Tout voyage fait réfléchir et plus précisément celui du voyage intérieur. S’éloigner un temps de son pays d’origine permet bien souvent de comprendre davantage le monde qui nous entoure, de relativiser sur sa situation personnelle et donc d’apprendre à mieux se connaître.

« Ca nous apprend sur nous-même et on découvre qu’en fait on est vachement débrouillards et que quand on veut on peut, qu’il ne faut pas attendre que ça nous tombe tout cru dans le bec »
Océane @happyfamilyincalifornie

Quitter son pays, sa famille et ses amis permet de se retrouver seul face à soi-même. Car partir c’est dire au revoir à sa famille et ses ami(e)s, et se retrouver en tête pour gérer le quotidien, sans l’échappatoire du verre ou cours de yoga entre amies.

« J’ai appris à être seule (et à kiffer ça)! Je n’étais pas du tout solitaire quand nous vivions en France. Je ne pouvais envisager un vendredi soir sans rien de prévu voire même de déjeuner seule ! Et depuis qu’on est parti à Hong Kong puis New York il a fallu tout recommencer. J’ai appris à ne compter que sur moi, à passer des journées sans parler a personne et ce n’était pas si dramatique en fait !. Cette aventure m’a permis d’ apprécier chaque instant car l’expatriation c’est aussi savoir se poser et apprécier. » Cegolène @cego.chou

Mais ne pas sous-estimer la chose car un nouvel expatrié passe rapidement de « je recommence à zéro », « je peux enfin me réaliser/vivre ma vie » à un sentiment de solitude voire d’isolement. « Se retrouver seule à vivre dans une ville où tu connais personne ça n’a pas été simple mais c’est comme tout. Dans l’expatriation il y a du bon et du difficile. » @b_family_in_canada

Est-ce d’ailleurs à cause de ce sentiment que se créent, un peu partout dans le monde, des communautés francophones d’expats?

11 – Pour ses enfants

Quoi de plus enrichissant pour des enfants que de vivre, ne serait-ce qu’un temps, dans un autre pays. Comme vous, ils profiteront d’une mixité culturelle dans lequel ils baigneront, ils apprendront une nouvelle langue qu’ils intégreront encore plus facilement.

« Mes années passées à l’étranger depuis ma tendre enfance sont une réelle force et ont énormément joué sur le chemin que j’ai pris. Je suis très reconnaissante envers mes parents pour ce bagage culturel. »
Marie de @Frenchexpatmichigan 

Habitués à vivre dans une autre culture, leur esprit sera aussi plus ouvert tout comme le vôtre.

« S’expatrier pour l’ouverture d’esprit. On a toujours voyagé, on a la « bougeotte ». Je crois que cela va avec le package de l’expatrié : ouverture à une autre langue et culture. Nous voulions aussi que nos enfants soient bilingues et biculturels ».
Océane de @happyfamilyencalifornie : 3,5 ans à Orange County, aux USA.

Pour ma part c’était sûrement une de mes motivations principales. J’avais ce besoin en tant que « jeune Maman » d’offrir une meilleure qualité de vie et un bagage en plus à mes enfants.

Ainsi, 95% des couples estiment en effet que l’expatriation enrichit la vie de leurs enfants (source : Expat Communication/2017).

« Finalement, la qualité de vie pour élever un enfant ici est bien meilleure qu’à Paris ! » Solène de @my_little_road : 2 ans en Belgique.

Notez cependant, qu’en fonction de leur âge, il sera parfois difficile de leur faire quitter leurs amis, leurs grands-parents et leur petit monde. À vous de leur expliquer ce que cela peut leur apporter et de leur montrer qu’ils pourront de toute façon garder le contact avec la France, que ce soit par le biais de mails ou par les réseaux sociaux.

« C’est surtout l’occasion de montrer à nos enfants combien le monde est vaste afin qu’ils puissent bénéficier d’une belle ouverture sur le monde. »
Géraldine de @ggandchericoco : 1 an au Canada, à Montréal.

12 -Changer de paysage et de climat

Piquer une petite tête et aller surfer après votre journée de travail est plutôt tentant non?  Pour moi la grisaille parisienne devenait pesante (oui je suis cyclothymique ;-)) , je rêvais de soleil, de plages de sable fin, de paysages idylliques.


Pour Chloé et Jérôme de @voirlemondeavecnous « L’expatriation cest aussi tout quitter pour passer l’automne dans l’ouest du Canada, les plus belles couleurs d’automne que l’on est jamais vu ! On recommande à tout le monde de voir tant de beauté🤩 sans parler de la beauté des paysages blanc en hiver! Un changement qui fait du bien ! »

Car ne nous voilons pas la face, le cadre qui nous entoure et le temps qu’il fait jouent considérablement sur notre moral. Certains problèmes du quotidien paraissent tout de suite plus légers lorsque l’on peut aller se dorer au soleil sur la plage ou admirer la nature environnante et respirer l’air pur de la montagne.

@elodielepape

Toutefois, n’oubliez pas que derrière ces paysages de contes de fée, se cachent parfois des réalités difficiles dont il faut bien avoir conscience avant de partir.

13 – Voyager

Quand on devient expat je crois que le syndrome de la « bougeotte » nous envahit et ne nous quitte plus jamais. On est comme sous l’emprise d’aller découvrir ce qui se passe ailleurs et autour de nous.

« L’expatriation c’est le synonyme de voyage. Depuis le berceau j’ai fais un nombre incalculable de vols en avions, de road trips, de traversées en bateaux. Explorer des pays, à la découvertes de nouvelles cultures, de nouveaux horizons. On s’est installé dans un pays pour y vivre mais on a l’envie d’en explorer bien plus encore. On est peut être plus ouverts et disposer à découvrir plus de choses. Moins peur de la barrière des langues par exemple.” Marine @marine_expatforlife, Ex-Expat à Philadelphie.

Personnellement, je crois que j’ai encore plus nourri « ma soif du voyage » depuis que je suis expatriée.

« J’ai pu découvrir des pays et des continents où clairement je n’aurais jamais pensé mettre un pied ! J’ai découvert de nouvelles cultures et tout ce qui va avec. On a tellement à apprendre des autres pays.  J’ai aussi rencontré plein de personnes extraordinaires et appris des nouvelles langues, c’est vraiment enrichissant !»
Eugénie de @eugenie_tllt : ex expat ayant passé 6 mois au Cameroun, 1 an au Gabon et 6 mois au Vénézuela.

En effet, le fait d’oser faire ce grand voyage nous donne aussi « la perspective de nouveaux voyages autour de notre point de chute. » Marie @frenchexpatmichigan

« L’expatriation dans un pays comme les USA est une expérience super enrichissante. J’ai la chance d’avoir 30 jours de vacances avec mon contrat VIE. C’est un vaste pays pour voyager, avec plein de paysages et cultures différentes. Je voyage toujours en solo et adore partir à l’inconnu. Je garde contact avec les gens que je rencontre à travers le pays, j’adore, c’est très enrichissant. »
Aurélie de @aurelierelon : 5 ans et demi en Angleterre et 1 an aux USA.

« Que ce soit à Hong Kong ou à NYC on a adoré partir à la découverte des pays/régions alentours. C’est une des grandes chances que l’on a de vivre à l’étranger : on peut explorer des endroits que l’on aurait jamais découverts si on était resté chez nous, en France ».
Cégolène de @cego.chou : 1 an et demi à New York aux USA, 2 ans à Hong Kong.

Cependant même si la vie d’expat en fait rêver plus d’un, elle n’en n’est pas moins facile. S’expatrier ne veut pas dire pour autant « fuir son pays » comme certains peuvent le penser. C’est faire un choix de de vie et clairement ça peut aussi déranger certains qui ne voient pas tout ce que cela implique car cela peut les renvoyer à leur propre choix.

 » Je prends cette vie comme une expérience amusante! Tout m’emerveille, tout me fait sourire, je suis épatée de tout ce que je vois chaque jour. Nous avons de la chance de vivre ça. » Eugénie @eugenie_tllt

Un grand merci à tous ces « Fabulous » expatriés qui ont partagé leurs ressentis sur leur choix et leur vision de l’expatriation.
Chacun à votre facon ,vous contribuez à aider d’autres personne à franchir le cap ou à mieux comprendre cette vie un peu « différente » qu’est la d’expat’.

N’hésitez pas à aller consulter les comptes Instagram de toutes ces formidables personnes qui partagent leurs vies sur les réseaux et tous les portraits de femmes expatriées sur ma page.

Et vous l’expatriation ça vous tente?

Publié par

Mummy Parisienne et fashion expatriée récemment à Miami. Gourmande, bonne vivante et spontannée, j’adore découvrir et partager des bons plans. Ma devise " Souris à la vie, elle te le rendra". La quête du bonheur ne vous tombe pas du ciel, elle se cultive !

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