Portrait de Allyson, Mum of 3 et ex- Digitale nomade devenue Expat' à Sao Paulo ( Brésil)

On a beau dire ce qu’on veut sur les réseaux sociaux, toujours est-il que c’est aussi un super moyen aujourd’hui de créer du lien social et de faire de jolie rencontre. Allyson fait partie de ces rencontres. Un point commun: on adore les belles plages. Allyson n’a pas eu une vie « ordinaire » et elle vous explique comment elle est passée d’une « vie nomade » avec sa joyeuse tribu à une vie « plus ordinaire » d’expatriée au Brésil.

Peux- tu te présenter en quelques mots ?

Allyson, maman de 3 enfants, parisienne et depuis 1 an « Paulistana ». Toujours en quête d’aventure, j’ai fait un tour du monde en 2013 seule qui a changé  le court de ma vie. Le goût du voyage est devenu comme addictif et puis il suffit d’une rencontre ! C’est ainsi que j’ai rencontré mon mari et que nous avons commencé notre vie de « digitale nomade « pendant 5 années. Une vie passionnante, enrichissante, grisante mais à la fois épuisante. Et un jour, nous avons décidé de poser nos valises à Sao Paulo.

Une autre étape de notre vie et de « ma vie ». Puisque qu’après avoir passé 5 ans non stop avec mes enfants, je me lance dans la folle aventure de l’entreprenariat.  En effet, je monte actuellement un e-commerce dédié à la « classe supérieure » brésilienne et me forme à l’investissement immobilier au Brésil.

Pourquoi Sao paulo ? Volonté ou fruit du hasard ?

Moi et le Brésil c’est une grande histoire d’ Amour !

Je suis arrivée seule au Brésil en 2013, pour démarrer mon tour du monde. À l’époque, Rio de Janeiro était ma deuxième destination autour du globe. 

Après un coup de foudre pour la cidade maravilhosa, 9 mois sur place et avoir dépensé toutes mes économies, je suis rentrée en France.  Sans un centime. Avec un ami, peu de temps avant mon départ, nous avons créé une agence immobilière spécialisée dans les locations de vacances.

En 2014, de retour au Brésil, Je me suis installée quelques mois à Rio de Janeiro avec mon conjoint jusqu’à découvrir que j’attendais mon premier enfant. 4 mois avant l’accouchement, nous sommes rentrés en France pour préparer au mieux l’arrivée de cet enfant. C’est alors que nous avons commencé une vie « nomade » à parcourir le monde avec nos enfants.

Ce n’est qu’en juin 2018, après une opportunité pro. de mon conjoint brésilien, entrepreneur et chef d’entreprise, que nous avons posé nos valises à São Paulo. São Paulo, cette ville que j’ai détesté pendant 4 années lorsque nous n’y faisions que des aller-retour pour le travail. Sao Paulo, c’est une sorte de Paris sous les tropiques avec 6 fois plus d’habitants mais autant de jours de grisaille :).

Mais il est vrai qu’après presque 2 années de vie à Rio de Janeiro et plusieurs autres années à faire des aller-retour au Brésil , je dois avouer que le « brazilian dream » n’existait plus en moi. São Paulo n’était par ailleurs pas la ville de mes rêves. 

C’est quoi la vie de « digitale Nomade » ?

C’est la possibilité de travailler d’où on le souhaite et quand on le souhaite. 

Pendant 5 années, nous aimions dire que c’est une liberté financière, géographique et de temps.

Dans la pratique, notre vie de nomade digitale a été de vivre pendant 5 ans autour du monde. De voyager non stop, à parcourir des dizaines de pays avec pour seuls bien matériels nos 2 valises de 23kg.  

Alors la vie de nomade digitale c’est choisir ses horaires, sa routine, le paysage que tu souhaites voir en te réveillant le matin et le tout avec une vie simple. C’est vivre la vraie vie. 

Quelle était ta plus grosse crainte ou peur en sautant le pas de l’expatriation?

Je confesse que je n’ai pas eu de crainte.

En sautant le pas des voyages seule à 21 ans, je sautais déjà dans l’inconnu.

D’autant plus au Brésil, ce pays si fantasmé.

Mais j’admets qu’en décidant d’être sédentaires j’ai ressenti une violente pression et la peur de perdre mon indépendance. Principalement géographique.

Comment s’est passé la transition entre ta vie de nomade et d’expatriée ?

Difficilement. Je crois que quand on a vécu une « vie de nomade » la transition est compliquée où qu’elle soit! Ce qui est sure c’est qu’il faut être bien entourée et accompagnée sauf que finalement dans cette vie on est souvent seule.

Contrairement à d’autres, accepter d’abandonner mes rêves et aider à la réalisation des ceux de mon conjoint, stopper ma vie nomade qui m’épanouissait et vivre à Sao Paulo a été un coup dur.   Un énorme coup dur que j’ai accepté après 6 bons mois sur place et l’aide d’une coach. 

Mais, Grâce au statut de chef d’entreprise de mon conjoint, j’ai pu mettre ma vie active sur pause et me consacrer à ce que j’ai toujours aimé: les voyages. 

Aujourd’hui cela m’a permis de consacrer mon temps à écrire, à planifier nos futures voyages mais surtout à pouvoir me retrouver dans cette vie si rapide et a savoir qui j’étais et ce que j’avais envie de faire et d’être.

Aujourd’hui je me considère Franco-brésilienne. Comme mes enfants. Avec le cœur entre deux pays et les pensées dans le monde. Parce que même si je suis expat’ au Brésil, je continue de rêver aux futurs pays où on posera nos valises .. d’ici quelques années.

En quoi l’aide d’un coach t’as été utile dans cette transition ? Et comment est venu le déclic ? Recommandes- tu cette expérience ?

J’avais énormément de mal à accepter la situation.  Quitter mon mode de vie si libre et le cocon que nous avions fabriqué.  

Après des mois de haut et de bas , mon mari m’a suggéré de faire appel à une coach qui était aussi psychologue.  
Ça été libérateur.  

Pouvoir parler de mes douleurs, de mes envies et de mes craintes. Et ensemble trouver des solutions.   Accepter de vivre à Sao Paulo et y voir tout le positif.  

Une expérience que nous devrions tous avoir. Pas seulement en cas d’expatriation mais en recherche / reconquête de soi-même.    

Quel est selon toi le plus difficile dans l’expatriation en tant que femme?

C’est cliché mais le plus difficile est véritablement le manque d’aide et de soutient de la famille. 

Pouvoir aller manger un poulet-frites le samedi chez ta sœur ou aller faire un tour chez IKEA avec ta maman juste pour manger des hot dog;-)

L’expatriation, même si entouré de collègues de travail et de nouveaux amis, c’est aussi une vie solitaire.

Le positif ?

Mais évidemment dans l’expatriation il y a d’autres points positifs comme celui de s’ouvrir pour faire de nouvelles rencontres, sortir de sa zone de confort et surtout vivre. Vivre de nouvelles expériences et s’enrichir.

Et tes enfants dans tout ça? Comment se sont-il adaptés à cette nouvelle vie ? Le plus difficile ?

Mes enfants sont nés à Paris mais avec beaucoup d’amour pour le Brésil. Parce que même si je détestais SP, j’ai toujours beaucoup aimé Rio et le Brésil.    

Entre Le Brésil et moi c’est une grande d’histoire d’amour Comme pour eux. 

Ils adorent leur vie ici. Leur routine sous les tropiques. N’avoir que deux saisons : l’été et le presque hiver. Sauter dans notre piscine tous les jours et vivre en short. La vraie vie quoi 🙂 

Est-ce que la femme que tu étais dans ta vie nomade et la femme d’expat que tu es aujourd’hui est différente? Et en quoi?

Absolument pas.

La seule différence notable c’est qu’aujourd’hui je ne vis plus avec 23kg de fringues et que je remplis un peu plus chaque jour mon dressing 🤣
La femme d’aujourd’hui voyage moins, passe plus de temps à la maison, a une vie de « femme au foyer » et trouve le temps d’y prendre goût.

Un conseil pour réussir à trouver l’équilibre entre ta vie de maman et ta vie de femme ?

Prendre du temps pour soi et ne culpabiliser de le faire.
Je sais que c’est très cliché et facile à dire mais c’est primordial!
C’est aussi la seule façon de se retrouver en femme. Prendre du repos de sa vie de mère, d’épouse, d’amie pour n’être que soi-même.

En 5 ans, j’ai pris que peu de temps QUE pour moi mais ça a toujours été revigorant. Stop la culpabilité. Une femme heureuse, c’est une mère heureuse et toute une famille épanouie.

Et quand, comme moi, on n’a pas de famille sur place, on essaie de construire une relation de confiance avec une nounou. Pour prendre le temps de se retrouver. Seule.

Qu’est-ce que t’apporte cette expérience d’expatriation en plus ?

Qu’est-ce que t’apporte cette expérience d’expatriation en plus ?

Il m’aura fallu vivre à Sao Paulo pour mettre le doigt sur des douleurs personnelles.

C’est grâce à l’expatriation et mon envie de fuir et de changer de statut de mère au foyer que j’ai réussi à me retrouver et à planifier et lister mes objectifs.

Parce que suivre son conjoint expatrié (ou originaire) avec des enfants et sans emploi, c’est s’enfermer dans un rôle qui n’est pas celui qu’on a choisi.

C’est laisser sa vie active, son indépendance financière et sa liberté pour être de nouveau dépendant et « prisonnier » , même si c’est une prison dorée sous les tropiques.

Derrière l’expatriation, il y a aussi les doutes que le conjoint suiveur ressent en faisant de sa vie à la maison.

Si tu devais donner UN SEUL ET UNIQUE conseil pour ceux qui ont envie de tenter l’aventure?

Vas-y ! N’aies pas peur !  

Trouve un travail, planifie ton départ et fonce ! C’est une expérience incroyable que celle de pouvoir sortir de sa zone de confort (ou même de sa zone morte) et de vivre une culture différente, dans un pays et dans une langue différente.

Sors, rencontre du monde, mélange toi et tu seras « le français » du groupe que tout le monde adore.

Quelles sont les 3 choses à mettre dans sa valise pour aller vivre à Sao Paulo?

Des lunettes de soleil, du saucisson et une robe confortable.   

Le saucisson, tu l’auras compris, c’est pour moi 🙂 

Le mot de la fin pour réussir son expatriation ?

Être préparé et ouvert. Profiter.  Croire en soi.  S’octroyer du temps. Faire des rencontres et se « re-créer » une famille. 

Le reste, c’est de la kiffance. 

Merci Allyson pour ta sincerité et d’avoir mis tes mots et partager ton experience avec nous. Bravo pour tout ton chemin parcouru et je te souhaite pleins de reussite dans tes nouveaux projets.

Allez la suivre sur les réseaux si ce n’est pas encore fait et son blog.

⭐⭐⭐⭐⭐

Publié par

Mummy Parisienne et fashion expatriée récemment à Miami. Gourmande, bonne vivante et spontannée, j’adore découvrir et partager des bons plans. Ma devise " Souris à la vie, elle te le rendra". La quête du bonheur ne vous tombe pas du ciel, elle se cultive !

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